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22 May 1859, Edinburgh M.D., Kt, D.L., LL.D., Sportsman, Writer, Poet, Politician, Justicer, Spiritualist Crowborough, 7 July 1930

The Sign of Four (TV episode 1987)

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The Sign of Four

The Sign of Four (Le Signe des quatre) est le 21e épisode de la série Granada, et le 1er téléfilm (103 minutes), diffusé le 29 novembre 1987 sur ITV. 103 min.

L'adaptation de Granada rend pleinement justice au Signe des Quatre. Grâce à sa fidélité, on y retrouve tous les attraits du chef-d'oeuvre de Conan Doyle, rehaussés par l'excellence de la mise en scène et de l'interprétation.

De la fidélité avant toute chose

C'est la devise de John Hawkesworth. Il a supprimé le débat initial de Holmes et Watson sur l'usage de la cocaïne, déjà utilisé dans Un Scandale en Bohême, ainsi que le roman d'amour de Watson et Mary Morstan, la série ayant voué le docteur au célibat par souci de simplicité et afin que rien ne distende ses liens avec Holmes. Mais ces modifications inévitables et quelques retouches judicieuses exceptées, il est resté au plus près de l'original.

Une intrigue passionnante

A peine éclairci, le mystère des perles est relayé par celui de la mort insolite de Bartholomew et les ressorts profonds de l'affaire, originellement expliqués par Holmes à Watson dès le chapitre sept, ne se dévoileront qu'au dénouement, couronné par le coup de théâtre qu'est la disparition du trésor. Les obstacles imprévus qui se dressent devant Holmes relancent constamment le suspense : alors qu'il se croyait déjà vainqueur, par exemple, l'Aurora demeure introuvable… L'action, abondante, culmine dans la poursuite sur la Tamise où Holmes, tantôt allongé sur la proue comme pour mieux saisir sa proie, tantôt dressé tel une allégorie de la justice, hurle au mécanicien de donner toute la vapeur.

Dépaysement garanti !

Le film nous transporte du Londres victorien, avec ses quartiers miséreux, ses chantiers, ses matrones et ses gamins dépenaillés et débrouillards, aux Indes dévastées par la Grande Mutinerie, où Small a rencontré les pires horreurs, mais aussi les richesses féeriques de l'Orient. Mais surtout, l'étrange y règne, effrayant comme le monstrueux Tonga ou divertissant comme Thaddeus Sholto, esthète décadent et ridicule mais très sympathique.

Du rire et des larmes...

On sourit de l'accoutrement et de la fébrilité bégayante de Thaddeus Sholto ainsi que de la sottise vaniteuse de l'Inspecteur Jones, qui raille lourdement Holmes le théoricien, puis devient son plus fervent admirateur dès que, totalement dépassé par l'affaire, il se voit offrir son aide. Mais on s'émeut du cruel destin de Small et de sa loyauté inébranlable envers ses compagnons Sikhs, tout comme de la compassion profonde que lui manifeste la sensible et généreuse Mary.

Une relation entre les deux héros adroitement transposée

Dans le récit original, les deux amis s'éloignent l'un de l'autre. Watson annonce sans ménagements qu'il ne participera plus aux enquêtes de Holmes, qui ne formule aucun regret explicite. Sans les séparer, le film établit entre eux une distance. Holmes, se désintéressant du touchant dialogue d'adieu de Small et de Mary, regagne silencieusement sa chambre. Et alors que Watson, regardant tristement partir Mary, murmure qu'elle était bien séduisante, Holmes répond, de loin, qu'il ne l'avait pas remarqué, puis s'endort, abandonnant son ami à sa mélancolie.

Et Holmes ? Brillant et omniprésent !

Holmes, incarné par un Brett en pleine possession de ses moyens, étincelle dans Le Signe des Quatre. Il se montre magistral dans son investigation du meurtre de Bartholomew et intrépide quand il escalade les toits à la recherche des traces de Tonga. Mais il sait aussi adopter l'apparence d'un vieux marin cacochyme afin de surveiller incognito le chantier Jacobson, et s'amuse à berner Jones et Watson au cours d'une savoureuse comédie. Même quand d'autres personnages occupent le premier plan, la caméra de Peter Hammond perd rarement Holmes de vue et le scénario ne le laisse jamais oublier : ainsi, le flashback évoquant les aventures de Small est entrecoupé de retours à Baker Street où Holmes anticipe et relance par ses questions clairvoyantes le récit du prisonnier.

Il ne faut pas manquer cette adaptation, l'un des joyaux les plus brillants de la série !



Photos


Cast



Plot summary (spoiler)

Dix ans avant que sa fille consulte Holmes, Morstan, Capitaine dans l'armée des Indes, a inexplicablement disparu. Depuis six ans, Mary Morstan reçoit annuellement une perle magnifique, dont l'expéditeur anonyme vient de lui écrire une lettre l'invitant à se rendre chez lui, afin de réparer l'injustice qu'elle aurait subie. Holmes et Watson accompagnent Mary, qui leur montre un plan hérité de son père : marqué du mystérieux Signe des Quatre, il semble indiquer l'emplacement d'un trésor. Selon l'auteur de la lettre, Thaddeus Sholto, son père, avant de mourir, a chargé ses deux fils de réparer le tort qu'il a fait à Mary en conservant l'intégralité d'un trésor dont une part revenait à Morstan. Mais Bartholomew renâcle devant les volontés paternelles. Venus le convaincre, Thaddeus et ses visiteurs ne trouvent que son cadavre. Holmes parvient à découvrir qui a tué Bartholomew : Small, l'unijambiste, et son curieux complice. Capturé, Small contera l’extraordinaire aventure qui, liant son destin à celui de trois Sikhs, l'a fait successivement assassin, copropriétaire d'un trésor et bagnard, puis il révélera comment le Major Sholto a trahi Morstan et les Quatre.




  • Credits : Monique Claisse (texts). Sarah Fava, Granada (photos).

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