"Sherlock Holmes" retrouvé dans "Les Enfants du capitaine Grant"

From The Arthur Conan Doyle Encyclopedia

"Sherlock Holmes" retrouvé dans "Les Enfants du capitaine Grant" ("Sherlock Holmes" found in "The Children of Captain Grant") is an article published in Bulletin de la Société Jules Verne in september 1937.

"Les Enfants du capitaine Grant" was the French title of the Jules Verne's novel : "In Search of the Castaways" (1873).


"Sherlock Holmes" retrouvé dans "Les Enfants du capitaine Grant"

Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 109)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 110)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 111)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 112)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 113)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 114)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 115)
Bulletin de la Société Jules Verne (september 1937, p. 116)

Le monde des lecteurs, en Angleterre comme en France ou ailleurs, connaît et aime le plus fameux détective en fiction qu'engendra jamais un cerveau aussi ingénieux que logiquement organisé : celui de Sir Arthur Conan Doyle, le célèbre romancier d'outre-Manche.

Cette grande et populaire figure littéraire, Sherlock Holmes, qui n'a jamais existé que dans l'imagination féconde de son créateur, est pourtant plus vivante, plus réelle que maint personnage ayant effectivement vécu, à ce point même que le spirituel G. K. Chesterton, qui vient de mourir, voulut en toute sincérité faire ériger un monument à sa mémoire en plein Londres ! (1)

Or, ce sympathique logicien, grand, maigre, au visage pâle d'ascète, adepte de cocaïne par moments, mélomane et violoniste méritoire, habillé de son éternel robe de chambre et fumant sans cesse des pipes particulièrement malodorantes qui le consolèrent dans ses heures d'inaction ou l'aidèrent puissamment toutes les fois qu'il cherchait à concentrer ses facultés intellectuelles sur tel ou tel problème épineux ou bizarre (car c'était surtout l'étrangeté, le grotesque qui l'attirait dans le crime) en un mot ce type inoubliable et mondialement célèbre fut-il uniquement la création de Conan Doyle ?

« En voilà une question ! » nous dira-t-on peut-être. Par qui alors voudriez-vous qu'il fût conçu ? »

Mais tout bonnement, en partie du moins, par notre cher Jules Verne qui imagina Phileas Fogg, le Capitaine Nemo, Robur-le-Conquérant et tant d'autres personnages devenus presque aussi proverbiaux que le flegmatique et philosophique détective-amateur de Baker-Street.

Expliquons-nous et procédons méthodiquement, ou mieux, pour parler avec Sherlock Holmes lui-même : par observation et déduction.

Conan Doyle, né à Edimbourg en 1859, mort à Crowborough en 1950, a écrit un grand nombre de romans pour la plupart du genre aventureux et le plus souvent très mystérieux. Outre ses histoires policières qui lui valurent une renommée mondiale (A Study in Scarlet, The Sign of Four, The Hound of the Baskervilles, The Valley of Fear et 56 Short Stories retraçant des épisodes de la carrière de son Sherlock Holmes) il publia de nombreux récits historiques (principalement sur le moyen âge et sur l'épopée napoléonienne), des poésies, des pièces de théâtre et des traités importants sur le spiritisme dont il fut, surtout en ses dernières années, un adepte et même un très fervent apôtre.

Or, dans ses mémoires (Memories and Adventures) parus en 1923-1924 dans The Strand Magazine el plus tard en librairie, il dit quelque chose qui intéresse les vernisants de plus près : âgé de douze à treize ans il lui tomba un ou plusieurs livres de Jules Verne, en français, sous les yeux ; lesquels ? Nous l'ignorons. Mais il est donc avéré, de source sûre, que Conan Doyle eut connaissance dès sa prime jeunesse des livres de Jules Verne et très probablement aussi des Enfants du Capitaine Grant (1868) alors récemment parus et entre toutes les mains. Qu'on veuille bien retenir ceci, car nous y reviendrons tout à l'heure.

Nous n'avons nullement l'intention ou la prétention de retracer ici toute la carrière si intéressante et si variée de Conan Doyle, ni de relater ses voyages (car il fut un grand voyageur). Qu'on lise pour cela ses mémoires; ils en valent la peine et au delà. Nous nous bornerons seulement à rappeler que Conan Doyle, étudiant en médecine, eut comme professeur à Edimbourg un certain Dr Joseph Bell, très bon chirurgien ayant quelque peu l'aspect et tout à fait la méthode de raisonnement analytique (en déterminant par l'observation minutieuse de ses patients non seulement leur diagnostic mais aussi leur mode de vie et même leur profession !) que le Dr. Doyle prêta ultérieurement à son fameux détective (A Study in Scarlet, 1887). Or, jusqu'à ce jour, tout le monde croyait que le personnage de Sherlock Holmes était en quelque sorte un composé ou un amalgame si l'on veut d'Auguste Dupin, le perspicace détective d'Edgar Poe (1809-1849) que Conan Doyle admirait beaucoup, et du Dr Joseph Bell, l'ancien maître d'études du romancier.

Nous de notre côté nous pensons de même en y ajoutant toutefois un troisième élément, peut-être le plus décisif de tous (si l'on veut bien admettre la théorie ou l'opinion que les impressions d'extrême jeunesse sont les plus profondes et souvent les plus durables de toutes), un troisième personnage : l'officier de police qui fait une apparition, trop brève hélas, dans Les Enfants du Capitaine Grant, ouvrage que très probablement, nous l'avons vu, Conan Doyle lut en anglais ou en français à l'âge de douze ou treize ans.

Nos lecteurs connaissent sans doute suffisamment le personnage légendaire de Sherlock Holmes, sa façon de procéder et sa méthode de raisonnement pour avoir lu tout au moins une des nombreuses nouvelles où il joue un rôle si prépondérant et en même temps si passionnant ; d'ailleurs, s'ils l'ont quelque peu oublié, les lignes qui précèdent consacrées à son caractère et à ses habitudes peu banales auront sans doute suffi à raviver leurs souvenirs.

Nous reproduirons tout à l'heure un fragment des Enfants du Capitaine Grant, passage particulièrement saisissant à notre point de vue; nos lecteurs nous diront après l'avoir lu s'ils n'ont point retrouvé là quelques linéaments, quelques ressemblances frappantes avec l'illustre détective londonien, rapprochements qui nous induisirent à croire qu'avec le détective Dupin et le Dr Joseph Bell, le policier australien de Jules Verne ait eu sa part dans la composition ultérieure du célèbre limier anglais. Il se peut naturellement fort bien que Conan Doyle lui-même ne s'en est jamais pleinement rendu compte, tellement notre subconscious mind travaille à notre insu dans les plus secrets ganglions de notre cerveau.

Un attentat a été perpétré en Australie : des convicts échappés du bagne ont ouvert un pont tournant de chemin de fer de sorte qu'un train de voyageurs s'est précipité dans un des affluents du Murray, catastrophe épouvantable déterminée dans un but criminel qui ne nous préoccupe pas ici. Laissons de côté l'intrigue qui, nous le pensons, est suffisamment connue pour n'avoir point besoin d'être rappelée et bornons-nous à reproduire le passage en question.

Les autorités sont arrivées sur le théâtre du sinistre.

Voici le texte de Jules Verne (p. 327):

Cependant, lord Glenarvan, s'étant fait connaître du surveyor-général, causait avec lui et l'officier de police. Ce dernier était un homme grand et maigre, d'un imperturbable sang-froid, et qui, s'il avait quelque sensibilité dans le coeur, n'en laissait rien voir sur ses traits impassibles. Il était, devant tout ce désastre, comme un mathématicien devant un problème, il cherchait à le résoudre et à en dégager l'inconnue. Aussi, à cette parole de Glenarvan : « Voilà un grand malheur ! » répondit-il tranquillement :
« Mieux que cela, mylord.
— Mieux que cela! s'écria Glenarvan, choqué de la phrase, et qu'y a-t-il de mieux qu'un malheur ?
— Un crime ! » répondit tranquillement l'officier de police.
Glenarvan, sans s'arrêter à l'impropriété de l'expression, se retourna vers M. Mitchell, l'interrogeant du regard.
« Oui, mylord, répondit le surveyor-général, notre enquête nous a conduits à cette certitude, que la catastrophe est le résultat d'un crime. Le dernier wagon des bagages a été pillé. Les voyageurs survivants ont été attaqués par une troupe de cinq à six malfaiteurs. C'est intentionnellement que le pont a été ouvert, non par négligence, et si l'on raproche ce fait de la disparition du garde, on en doit conclure que ce misérable s'est fait le complice des criminels. »
L'officier de police, à cette déduction du surveyor-général, secoua la tête."
« Vous ne partagez pas mon avis ? lui demanda M. Mitchell.
— Non, en ce qui regarde la complicité du garde.
— Cependant, cette complicité, reprit le surveyor-général, permet d'attribuer le crime aux sauvages qui errent dans les campagnes du Murray. Sans, le garde, ces indigènes n'ont pu ouvrir ce pont tournant dont le mécanisme leur est inconnu.
— Juste, répondit l'officier de police.
— Or, ajouta M. Mitchell, il est constant, par la déposition d'un batelier dont le bateau a franchi Camden-Bridge à dix heures quarante du soir, que le pont a été réglementairement refermé après son passage.
— Parfait.
— Ainsi donc, la complicité du garde me paraît établie d'une façon péremptoire. »
L'officier de police secouait toujours la tôle par un mouvement continu.
« Mais alors, monsieur, lui demanda Glenarvan, vous n'attribuez point le crime aux sauvages ?
— Aucunement.
— À qui alors ? »
En ce moment, une assez grande rumeur s'éleva à un demi-mille en amont de la rivière. Un rassemblement s'était formé, qui se grossit rapidement. Il arriva bientôt à la station. Au centre du rassemblement, deux hommes portaient un cadavre. C'était le cadavre du garde, déjà froid. Un coup de poignard l'avait frappé au coeur. Les assassins, en traînant son corps loin de Camden-Bridge, avaient voulu sans doute égarer les soupçons de la police pendant ses premières recherches.
Or, celte découverte justifiait pleinement les doutes de l'officier. Les sauvages n'étaient pour rien dans le crime.
« Ceux qui ont fait le coup, dit-il, sont des gens familiarisés avec l'usage de ce petit instrument, »
Et parlant ainsi, il montra une paire de « darbies », espèce de menottes faites d'un double anneau de fer muni d'une serrure.
« Avant peu, ajouta-t-il, j'aurai le plaisir de leur offrir ce bracelet comme cadeau du nouvel an.
— Mais alors vous soupçonnes ?...
— Des gens qui ont « voyagé gratis sur les bâtiments de Sa Majesté ».
— Quoi ! des convicts ! s'écria Paganel, qui connaissait cette métaphore employée dans les colonies australiennes.
— Je croyais, fit observer Glenarvan, que les transportés n'avaient pas droit de séjour dans la province de Victoria ?
— Peuh! répliqua l'officier de police, s'ils n'ont pas ce droit, ils le prennent ! Ça s'échappe quelquefois, les convicts, et je me trompe fort ou ceux-ci viennent en droite ligne de Perth. Eh bien, îls y retourneront, vous pouvez m'en croire. »

Comme on le voit, cet officier de police dont Jules Verne ne nous apprend d'ailleurs point le nom, ne paraît qu'un instant dans ce volumineux roman ; toutefois, si éphémère que soit son apparition, nous croyons y entrevoir quelques-uns des traits si personnels, si saillants de Sherlock Holmes qui ne devait prendre vie que vingt ans plus tard sous la plume du médecin écossais.

En premier lieu, sa description physique et morale ressemble trait pour trait à celle de Holmes donnée à plusieurs reprises par Conan Doyle. Puis, cette phrase : « Il était, devant tout ce désastre, comme un mathématicien devant un problème ; etc. », pourrait fort bien avoir été empruntée presque textuellement à tel ou tel récit où figure Sherlock Holmes. Ensuite, ses répliques ironiques et déconcertantes : « Mieux que cela... un crimel », ses interruptions goguenardes : « Juste... parfait », lorsque le surveyor-général développe une fausse théorie, c'est comme si nous écoutions les observations quelque peu vaniteuses, souvent irritantes aussi du sévère raisonneur britannique. Qui ne se rappelle en effet ses réparties ironiques ou malicieusement sévères dont se plaignit parfois si amèrement son excellent ami et collaborateur le Dr Watson ?

Toute cette attitude d'« imperturbable sang-froid », ces « traits impassibles », ce « mathématicien devant un problème », cette « déduction du surveyor-général » (terme qu'on rencontre pour ainsi dire à chaque page des nouvelles de Conan Doyle), enfin tout cela nous porte à croire que cette description saisissante d'un policier au cerveau lucide et froid devait inévitablement se loger dans quelque recoin cérébral de l'écolier de douze ans. Plus tard, lorsqu'il fut tenté de créer de toutes pièces un détective idéal, un détective-type à sa façon, ces trois images recueillies dans sa jeunesse, d'abord celles des policiers fictifs d'Edgar Poe et Jules Verne, puis celle de son ancien maître d'études, le Dr Joseph Bell, se confondirent, à son insu, en une seule pour devenir par la suite celle du plus célèbre détective en littérature de tous pays et de tout temps, l'ancêtre d'une famille nombreuse dont on ne verra pas de sitôt le dernier descendant.

L'influence directe des œuvres de Jules Verne sur l'imagination bouillante de Conan Doyle est d'ailleurs très manifeste dans ses trois romans scientifiques qui obtinrent un vif succès de librairie, surtout The Lost World (1912) (2) et The Poison Belt (1913). The Lost World (Le Monde perdu) c'est le Voyage au Centre de la Terre renouvelé, avec toutefois cette différence notable que chez Verne l'action se passe dans une immense grotte s'étendant sous une grande partie de l'Europe, tandis que les explorateurs de Conan Doyle retrouvent sur un plateau presque inaccessible au coeur d'une forêt vierge du Brésil de formidables animaux préhistoriques et une tribu d'ancêtres de la race humaine, des hommes du Néanderthal ou du Cromagnon bien vivants et très redoutables eux aussi ! Le même mélange si attrayant d'humour et de science qui caractérise la plupart des livres de Jules Verne, nous le retrouvons également dans Le Monde perdu où figure cet amusant personnage. ce professeur Challenger, digne d'être sorti de l'imagination fertile de Jules Verne. Ce même Challenger, nous le rencontrons à nouveau dans The Poison Belt (La Zone empoisonnée}, dans The Land of Mist (Le Pays du Brouillard) (1925), curieux roman d'une formule nouvelle décrivant toutes sortes de phénomènes psychiques et dans deux nouvelles fort originales.

La Zone empoisonnée, conception digne d'un Wells ou d'un Flammarion, décrit l'anéantissement possible (sinon probable) du genre humain et de toute vie terrestre par une zone empoisonnée de l'éther (déterminée par un étrange changement dans les raies de Fraunhofer dans le spectre solaire) que devrait un jour traverser la Terre.

Enfin dans The Maracot Deep (1929) (L'Abîme de Maracot) (3), Conan Doyle traite d'un sujet qui tenait fort au coeur de Jules Verne : le problème si controversé de l'Atlantide (4).

En plongeant près des îles Canaries dans un abîme insondable, un batysphère (genre William Beebe) contenant deux savants et un mécanicien perd, par suite d'un accident, toute communication avec le navire ravitailleur qui de plus sombre peu après dans une effroyable tempête. Les explorateurs se croyant irrémédiablement perdus el en voie d'asphyxie sont miraculeusement sauvés par un peuple insoupçonné habitant un immense palais sous-marin. Ce sont Îles derniers descendants dégénérés, quoique disposant encore de multiples inventions étonnantes dont ils ont hérité de leurs grands ancêtres, de ce peuple célèbre el hypothétique des Atlantes. À propos de ce livre, The Times Literary Supplement du 31 octobre 1929 écrivit : « The varied genius of Sir Arthur Conan Doyle shines with special brightness when he is weaving tales of mingled scientific and occult mystery, and The Maracot Deep might have made Verne envious » (5), et The Times Weekly Edition (8 août 1929) remarqua : « ... in The Maracot Deep he has a theme after the heart of Jules Verne (6). »

En terminant disons que si la dette littéraire et scientifique de Conan Doyle envers Jules Verne est assez lourde, Jules Verne à son tour fit paraître en 1902 et en 1904 deux romans intitulés Les Frères Kip et Un Drame en Livonie qui présentent, surtout le dernier, plus d'une caractéristique qui distinguent les meilleurs romans policiers de Conan Doyle.

D'ailleurs ce procédé d'analyse et de raisonnement rigoureux que préconisa Edgar Poe dans Les Assassinats de la Rue Morgue et dans Le Scarabée d'Or, ouvrages qu'appréciait beaucoup Jules Verne (7), nous le retrouvons dans l'une de ses plus émouvantes et dramatiques histoires intitulée : La Jangada (1881) où le juge Jarriquez résoud un cryptogramme considéré comme insoluble afin de sauver un innocent de la potence.

Les documents mystérieux ont toujours passionné Jules Verne et nous les rencontrons en des circonstances réjouissantes et dramatiques dans Le Voyage au Centre de la Terre (qui ne se rappelle en effet le document en caractères runiques déclenchant d'abord la colère de cet irascible Professeur Lidenbrock, puis sa joie délirante et presque terrifiante?), dans Les Enfants du Capitaine Grant et dans Mathias Sandorf.

C'est que, non seulement Jules Verne fut un grand écrivain doublé d'un éminent géographe, mais aussi un logicien des plus rigoureux. Il est bon de le dire, d'autant plus qu'on a trop longtemps et trop injustement négligé ce côté tout de même digne d'attention du génie si varié de l'auteur des Voyages extraordinaires.

Cornélis HELLING.



(1) Il existe, précisément à Londres, un monument à Peter Pan, personnage d'une féerie de Sir James Barrie et en France deux monuments érigés à la mémoire de personnages de romans : D'Artagnan, d'A. Dumas et L'Illustre Gaudissart de Balzac.

(2) Le film sensationnel et fantastique King Kong (scénario d'Edgar Wallace) fut inspiré à son tour par le roman de Conan Doyle.

(3) Le titre de la traduction française est, croyons-nous, Le Peuple de l'Abîme.

(4) Vingt mille Lieues sous les Mers, L'Agence Thompson et Cie, L'Éternel Adam.

(5) « Le génie si varié de Sir Arthur Conan Doyle rayonne d'un éclat tout particulier lorsqu'il compose des histoires mystérieuses tout à la fois scientifiques et surnaturelles et L'Abime de Maracot eût peut-être rendu envieux Verne lui-même. »

(6) « ... dans L'Abîme de Maracot, il a un thème d'après le coeur de Jules Verne ».

(7) Comp. son étude sur Poe et ses Oeuvres dans Le Musée des Familles, d'avril 1864.