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22 May 1859, Edinburgh M.D., Kt, D.L., LL.D., Sportsman, Writer, Poet, Politician, Justicer, Spiritualist Crowborough, 7 July 1930

Frau Silbert and Ectoplasm

From The Arthur Conan Doyle Encyclopedia

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Frau Silbert and Ectoplasm is a letter written by Arthur Conan Doyle first published in Light on 29 july 1922.



Editions


Frau Silbert and Ectoplasm

Light (29 july 1922, p. 467)

To The Editor of Light.

Sir, — As the four professors of the Sorbonne have been unable to see Eva's ectoplasm, and as some London papers have in consequence stultified themselves to the extent of doubting the existence of ectoplasm at all, it is of importance to set down accurately any experience with this elusive and singular substance which may come our way.

Yesterday, July 18th, I was one of six who sat with Frau Silbert, the Austrian medium, at the British College of Psychic Science. Frau Silbert has the appearance of a woman of the lower middle classes, gentle, weary, with a patient resigned expression upon her homely face. She speaks no English, but my German is sufficient to enable me to get into human touch with her. She told me that she comes from Gratz in Styria, that the population is Roman Catholic and regard her as a witch, but that none the less she is much consulted by them, even by the priests.

I was seated on the left of the medium. Behind her was the "cabinet," a curtained enclosure, partially open in front. This I examined and found empty. The red light was kept fairly high — so high that we could easily see every movement of the medium or of each other. We laid our watches upon the ground under the table, as it was said that the medium's control was able sometimes to scratch his name, Ivel, upon them. I may say at once that this phenomenon did not take place. A small bell was also placed under the table. I put my foot firmly against that of the medium, while Mrs. Ford did the same upon the other side.

We were misled into thinking that we saw a light upon the medium's breast, but closer examination showed that her glasses had dropped and that it was the occasional reflection of the red light which we saw.

Presently the medium sank into trance, and made curious movements with her hands as if she were drawing some substance from her mouth and nose. If anyone were choking with cobwebs and was trying to clear oneself, it is the movement they would have made. She then stood up, gave a sharp cry, and picked apparently out of the air behind her one of the watches which had been on the ground. We were all agreed that neither she nor any member of the company had stooped down from the moment that the watches had been placed there. It was a clear case of movement without contact or telekinesis.

The trance now deepened and the woman gave little whining cries, exactly like those which are the prelude to childbirth. Eva gives the same cries when she is about to emit ectoplasm. The actual emission is, I fancy, a relief. Presently I saw on the floor, about a foot behind the medium, and between her chair and mine, a luminous hall, like a phosphorescent sponge. rather larger than my fist. It was quite clear but it vanished in a few seconds. Further luminous patches then appeared protruding from under the curtains. The hall was exactly such as has been described by Miss Scatcherd in her observations upon Eva.

There was a long pause then, and afterwards some scattered manifestations of this whitish growth, which never became solid, as I have seen it in Paris, but always gave an impression of glutinous vapour. It bobbed up m little knobs several times, as if some small white animal had peered over the edge of the table. Once it came like a long mushroom with a rounded head, swaying up from the floor. The medium, in trance, clutched at this head and I saw her hand clearly grasp some solid. Then it vanished away. From first to last we saw nearly a dozen of these ectoplasmic appearances.

A running accompaniment of raps went on during the whole sitting. Sometimes they were low clicks and came from the cabinet. Sometimes they were loud taps on the table. They answered Yes or No, but broke down on a larger conversation. Once the bell upon the floor rang several times.

None of these results were very sensational, but they were marked and honest. in good evidential light. We were all of opinion that the medium could in no way have produced them physically, and it is certain that the ectoplasmic appearances were quite detached from her and out of her reach. Several times the curtain of the cabinet was blown out as in a high wind, and twice I was touched by some solid body when I was quite clear of the medium. The sensation was that of a dog rubbing against my leg.

Yours faithfully,

Arthur Conan Doyle.
July 19th, 1922.


French translation (in La Revue Spirite)

La Revue Spirite (september 1922, p. 356)
La Revue Spirite (september 1922, p. 357)

Puisque quatre professeurs, en Sorbonne, se sont déclarés incapables de voir l'ectoplasme d'Éva, et puisque divers journaux londoniens se sont ridiculisés à l'extrême en doutant de son existence, il devient important de faire connaître avec le plus grand soin toute expérience entreprise pour obtenir la manifestation de cette substance. Hier, 18 juillet 1922, j'étais l'une des six personnes qui tenaient séance avec Mme Silbert, Autrichienne et médium, au British College of Psychic Science. Mme Silbert a l'aspect d'une femme de la classe moyenne, avec une expression de patience résignée sur le visage. Elle ne parle pas l'anglais, mais ma connaissance de l'allemand'est suffisante pourme permettre de converser avec elle. Elle m'a dit qu'ellearrive de Gratz, en Styrie, oh la population est catholique romaine, et où elle était considérée comme une sorcière, bien que, souvent, des gens, et même des prêtres, soient venus secrètement la consulter.

J'étais assis à la gauche du médium. Derrière elle, était le cabinet enclos d'un rideau, et ouvert sur la face principale. Je le visitai soigneusement et le trouvai vide. La lumière rouge fut donnée et assez intense pour que l'on put observer chaque mouvement du médium et des assistants. Nous déposâmes nos montres sur le plancher, sous la table. Nous avions été en effet prévenus que l'Esprit contrôle essayerait d'écrire (sur le verre) son nom : Ivel. Je dois dire que ce phénomène ne se produisit pas. Une petite cloche fut aussi disposée sous la table. J'appliquai fermement mon pied contre l'un des pieds du médium. Mrs Ford (une assistante) fit de même pour l'autre pied. Nous crûmes d'abord voir une lueur sur la poitrine du médium, mais à l'examen il fut vérifié que ses lorgnons avaient brillé et que la réflexion constatée était celle de la lumière rouge. Le médium, alors, tomba en transe, et fit de curieux mouvements de mains, comme si elle voulait écarter quelque chose de sa bouche et de son nez. Si elle avait voulu se débarrasser de toiles d'araignée, les mouvements auraient été les mêmes. Puis elle se souleva, eut un cri aigu, et saisit, dans l'air, devant elle, une des montres qui avaient été déposées sur le sol. Nous reconnûmes tous que, ni elle, ni personne de la compagnie, ne s'était baissé depuis le moment où les montres avaient été placées sous la table. C'est là un cas évident de mouvement sans contact, ou télékinésie.

La transe devenait plus complète, et la femme émettait des gémissements, analogues à ceux qui préludent à l'accouchement. (Ces mêmes plaintes ont été observées chez Eva C..., lorsqu'elle était au moment de produire l'ectoplasme. Elles constituent, je suppose, une sorte d'aide). C'est à cet instant que je discernai, sur le plancher, à environ un pied derrière le médium, et entre sa chaise et la mienne, une boule lumineuse, telle une éponge phosphorescente, plus large que mon poing. Vision tout à fait claire, mais qui se dissipa en quelques secondes. D'autres paquets lumineux apparurent alors, sortant de dessous les rideaux. L'une de ces « balles » correspondait exactement à la description qu'en donna Miss Scatcherd, dans ses observations sur Éva. — Il y eut une longue pause, après quoi furent constatées diverses manifestations d'une excroissance blanchâtre, qui jamais ne se solidifia, analogue à l'aspect que l'on observa, à Paris, et donnant, pour nous, une impression de vapeur glutineuse. Cela oscilla sous forme de petites nodosités, et plusieurs fois, comme si un petit animal blanc avait surgi sur le bord de la table. La « chose » se transforma en une manière de champignon, avec une tête arrondie, retombant vers le sol. Le médium, en transe, tendit la main vers cette tête et je vis clairement qu'elle saisissait un corps solide. Alors, tout se dissipa. En tout, nous avons vu une douzaine de ces formations ectoplasmiques. Toute la séance fut accompagnée de raps. Quelquefois des cliquetis provenaient du cabinet, et des coups lourds sur la table, ainsi que des réponses oui ou non, sans autre essai de conversation. La cloche sonna à plusieurs reprises. Ces résultats n'ont rien d'absolument sensationnels, mais ils ont été constatés, honnêtement, en bonne lumière. De l'avis unanime, le médium ne pouvait les produire par des moyens physiques. J'affirme que les formes ectoplasmiques se sont détachées complètement d'elle-même, pour s'éloigner hors de sa portée. Plusieurs fois, le rideau du cabinet fut gonflé par un rude vent et deux fois, j'ai été touché par un corps solide, alors que je n'avais aucun point de contact avec le médium. La sensation était celle d'un chien se frottant contre ma jambe.

Yours faithfully : Arthur Conan Doyle. — 19 juillet 1922.






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